Galeries

Je me définis comme un photographe de l'humain. Il m'a donc paru naturel de vous proposer en priorité des portraits.

Comme je travaille aussi bien en extérieur qu'en studio, voici deux galeries de portraits.

N'hésitez pas à passer en plein écran!

Vous trouverez ci-dessous mes projets de création personnelle.

GENS DE PRES, GENS DE LOIN

La série présente des portraits en Noir et Blanc de personnes que je ne connais pas et que je croise dans la rue. Je choisis en priorité des gens dont le visage parle, dont le visage a vecu.

Ce sont des gens qui vivent loin de chez moi (GENS DE LOIN) mais les photos sont toutes prises de très près (GENS DE PRES), au 50mm. En me positionnant souvent à moins de 50cm du visage de mes modèles.

Toutes ces photos ont évidemment été faites avec le consentement des personnes. Et (à une exception près) sans donner d'argent. L'idée est celle de l'échange. Ainsi, chaque photo me prend souvent 20 à 30' pour être réalisée.

Portraits JANUS

 

Janus est un Dieu Romain bifrons (il a deux visages). C'est un dieu puissant mais un peu fourre tout ("dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes", in Wikipedia).

L'idée de ce travail m'est venue alors que j'enseignais à l'Ecole des Beaux Arts. Nous venions de finir le cours sur le portrait et j'ai posé comme sujet d'examen aux étudiants: "un portrait doit-il être ressemblant?". Un étudiant, plus pertinent que les autres, m'a répondu que ma question était mal formulée car je ne précisais pas ce à quoi le portrait devait (ou ne devait pas) être ressemblant. En effet, nous venions de voir qu'un portrait était l'addition du regard du modèle sur lui-même (qui le pousse par exemple à proposer son meilleur profil), le regard du photographe sur le modèle et enfin le regard du spectateur sur le regard que le photographe porte sur son modèle. Et il précisait que, pour être complètement ressemblant, un portrait devrait donc être découpé en 3 tiers, un tiers pour chaque regard.

Je me suis réapproprié le propos, en me disant qu'après tout, un portrait en lui-même, portait intrinsèquement le regard du photographe sur le modèle. Restait donc deux regards à exprimer, celui du modèle et celui du spectateur.

Dans ces portraits, je demande donc successivement à mes modèles de prendre une expression qui correspond la façon dont eux-même se voient (je suis quelqu'un de calme, souriant, nostalgique, ...) et puis, pour la seconde photo, de prendre une expression qui correspond à la façon dont ils pensent que les autres les perçoivent. Un exercice délicat, donc, pour le photographe, comme pour le modèle.